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Les Capucins appartiennent à cette grande famille franciscaine fondée par François d’Assise au 13e siècle, une grande famille qui, après la mort du fondateur, se scindera en plusieurs sous-familles dont celle des Capucins, en 1525 sous l’impulsion de Mathieu De Basci.

La prédication populaire, le travail social, le souci d’une observance plus stricte de la Règle, l’évangélisation en pays étrangers animaient entre autres missions les Capucins.

 

Parmi ces missions, c’est l’évangélisation en pays étrangers qui les amènera au Canada. Une première fois, en Acadie de 1632 à 1654, où plus d’une trentaine de capucins venus de Paris s’y dévouèrent, y fondant même la première école en Amérique du Nord. C’est une guerre qui mit fin à leur présence en les forçant à retourner en France.

Nous, les frères capucins

La seconde fois et qui dure depuis 125 ans, ce fut suite à une mesure de la Révolution française contre les congrégations religieuses qui obligeait tout citoyen français âgé de 18 ans au service militaire, y compris les religieux, à moins de s’exiler pour 10 ans à l’étranger. Un capucin de Toulouse, le père Alexis De Barbezieux, pour que les jeunes religieux puissent éviter cet enrôlement, décida de venir au Canada en 1890 pour demander l’asile dans un diocèse canadien.

 

 

Ce sera l’évêque d’Ottawa qui accueillera la communauté dans son territoire moyennant l’acceptation d’une paroisse. Le retour commença ainsi avec la création de la paroisse Saint-François-d’Assise conjointement avec la construction d’un premier couvent, qui était aussi une maison d’études pour les jeunes venant de France.

 

À partir de cette première implantation, l’enracinement au Canada se fera à pas de géants.

 

Au cœur de toutes leurs implantations ou de leur enracinement en terre canadienne, les Capucins gardent le souci constant de vivre près du peuple, près des pauvres et des plus vulnérables. C’est cet idéal qui amènera en 1967 des frères à vivre encore plus intensément ce souci en quittant les grandes fraternités pour fonder de petites fraternités en se fondant dans le peuple.

 

En 2015, nous avons célébré modestement en divers lieux le 125e anniversaire de leur retour au Canada, principalement à Ottawa, Montréal, Québec et Lac Bouchette.

 

Aujourd’hui, même si la communauté ne regroupe qu’une soixantaine de religieux, elle continue d’œuvrer dans les paroisses, les sanctuaires et dans d’autres œuvres caritatives, situés dans six diocèses différents et appuyés par des confrères capucins de l’Inde et de Madagascar, collaborant avec nous fraternellement.